Zone 30 km/h : quel impact sur le nombre d’accidents ?

Publié le : 18 novembre 20213 mins de lecture

Une zone 30 km/h avoisine un quartier du centre-ville, où la circulation est réglementée pour inciter tous les usagers de la route à se regrouper. La vitesse maximale est limitée à 30 km/h par véhicule.

Effet de la vitesse sur la gravité des accidents

Le rapport préliminaire de l’Observatoire national interministériel français de la sécurité routière révèle mortalité de 3645 morts sur les routes en 2012. La vitesse excessive cause 26 % des accidents de la route. Une relation entre la vitesse du véhicule et le risque d’accident a été démontrée. En effet, la raison principale de la vitesse est basée sur les lois physiques de l’énergie cinétique. L’excès de vitesse provoquerait des blessures causées par l’accident, alors qu’à 30 km/h, 90 % des piétons ont une chance de survie. Il existe une relation causale entre la vitesse et la gravité de l’accident qui a été spécifiquement analysée.    

Impact sur la sécurité routière

L’Association pour la sécurité routière soutient que la limite de 30 km/h a un effet positif sur la limitation du nombre d’accidents de la route et sur un comportement de conducteur plus responsable dans de nombreuses villes. Le responsable de la recherche et des enquêtes de l’association explique que « ces dispositifs sont situés dans des quartiers plus accidentogènes, où le nombre d’accidents est désormais fortement réduit ».

Impact des bénéficiaires sur les accidents en général

En 2020, on a estimé la généralisabilité de la limite de 30 km/h, introduite en 2016 dans la synthèse de Grenoble. Selon une étude, le nombre de piétons victimes de l’accident a diminué en fait de 24 % depuis la mise en place de cette mesure (une diminution de 63 cas, étant une récolte annuelle de 2011 à 2015, 48 cas de 2016 à 2017) ; pour les accidents de motos à deux roues, cela a diminué de 31 % (de 70 à 48 cas). En contrepartie, les données ont montré une stabilité du nombre de véhicules légers accidentés (190-196 cas) ainsi que du nombre d’accidents de vélo (32-35 cas).

À Toulouse, par exemple, l’application de « Zone 30 km/h » a engendré une réduction de 40 % du nombre d’accidents de la route. Pour constater le succès de la mesure, la mairie a aussi souligné que cette limitation de vitesse rendrait possible une meilleure cohabitation entre les usagers potentiels de la route. Également, d’autres problèmes y afférents pourraient être résolus tels que les nuisances sonores, les précipitations, etc…  

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